Un train supersonique sous l’Atlantique
Courrier international, jeudi 12 juillet 2001, par Erica Orsoni
De Londres
De Bristol à New York en une heure et demie en passant sous l’Atlantique. Science-fiction ? Que nenni, assurent les experts. Le quotidien britannique The Sun dévoile les détails d’un projet de construction d’un “Transatlantic Express” qui devrait relier l’Angleterre aux Etats-Unis en moins de deux heures. Une équipe d’ingénieurs planche déjà sur ce projet et, d’ici quelques années, la gare de Bristol pourrait devenir le point de départ d’une voie souterraine conduisant directement au centre de la Grosse Pomme. En comparaison, le tunnel sous la Manche serait une plaisanterie. Les experts garantissent en outre la faisabilité du projet, dont le coût avoisinerait les 30 milliards de livres [environ 300 milliards de FF].
Dans ce train sous-marin, les passagers parcourraient 5 600 km à la vitesse de 3 700 km/h. Les technologies actuelles permettraient une réalisation concrète d’ici à 2030. L’idée d’un “Atlantic Tube” n’est pas nouvelle : elle remonte au XIX[^e^] siècle. Mais les ingénieurs actuels prévoient naturellement des véhicules supersoniques, pouvant transporter un millier de passagers à la fois et concurrencer ainsi les lignes aériennes.
Le cerveau de ce projet — Franck Davidson, 83 ans — est un chercheur du célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston. En 1957, M. Davidson a participé à la fondation du Channel Tunnel Study Group, le groupe de recherche pour la réalisation du tunnel sous la Manche. Il devra attendre trente-cinq ans pour que son rêve devienne réalité. Mais à l’en croire, l’Atlantic Tube pourrait voir le jour beaucoup plus tôt. A ses yeux, la réalisation pratique du projet est moins un problème d’argent et de technologie qu’un problème de mentalité. Elle dépend surtout de la façon dont on envisage un lien fixe entre l’Angleterre et l’Amérique.
En pratique, c’est beaucoup plus simple qu’on ne le croit, assure-t-il. Inutile de creuser un tunnel sous les fonds marins : ce serait interminable et ruineux. « Ce qu’il nous faut, c’est une ligne ferroviaire sous-marine flottante, fixée au fond de la mer par des câbles. » L’installation serait réalisée par tronçons séparés assemblés en mer, à 30 mètres de profondeur, pour éviter toute turbulence. Si l’Atlantic Tube était réalisé selon ces critères techniques, il pourrait être prêt en deux ou trois ans, soutient M. Davidson. Les trains seraient semblables en tout point au système à lévitation magnétique actuellement mis au point au Japon.
L’idée du sémillant octogénaire rappelle bien entendu le célèbre récit de Jules Verne. Mais M. Davidson ne se laisse pas intimider par les sceptiques, même s’il reconnaît que si un train supersonique déraillait et heurtait les parois du tunnel, il serait littéralement désintégré. « Ce n’est pas de la science-fiction, martèle-t-il. Cette liaison, on aurait déjà pu la réaliser il y a quatre-vingt-dix ans. On avait déjà toutes les technologies nécessaires. »
Article paru dans "Il Giornale" (Milan)
http://tchouktchouk.eu.org/presse/20.html
Bon l'article date de 2001, je ne sais pas si c'est toujours d'actualité. Ce qui est sur, c'est qu'en 2004 c'etait toujours d'actualité dans le magazine très sérieux : Géo et l'ouverture de ce tunnel pourrait etre en 2030 pour 11 ans de constructions.
Courrier international, jeudi 12 juillet 2001, par Erica Orsoni
De Londres
De Bristol à New York en une heure et demie en passant sous l’Atlantique. Science-fiction ? Que nenni, assurent les experts. Le quotidien britannique The Sun dévoile les détails d’un projet de construction d’un “Transatlantic Express” qui devrait relier l’Angleterre aux Etats-Unis en moins de deux heures. Une équipe d’ingénieurs planche déjà sur ce projet et, d’ici quelques années, la gare de Bristol pourrait devenir le point de départ d’une voie souterraine conduisant directement au centre de la Grosse Pomme. En comparaison, le tunnel sous la Manche serait une plaisanterie. Les experts garantissent en outre la faisabilité du projet, dont le coût avoisinerait les 30 milliards de livres [environ 300 milliards de FF].
Dans ce train sous-marin, les passagers parcourraient 5 600 km à la vitesse de 3 700 km/h. Les technologies actuelles permettraient une réalisation concrète d’ici à 2030. L’idée d’un “Atlantic Tube” n’est pas nouvelle : elle remonte au XIX[^e^] siècle. Mais les ingénieurs actuels prévoient naturellement des véhicules supersoniques, pouvant transporter un millier de passagers à la fois et concurrencer ainsi les lignes aériennes.
Le cerveau de ce projet — Franck Davidson, 83 ans — est un chercheur du célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston. En 1957, M. Davidson a participé à la fondation du Channel Tunnel Study Group, le groupe de recherche pour la réalisation du tunnel sous la Manche. Il devra attendre trente-cinq ans pour que son rêve devienne réalité. Mais à l’en croire, l’Atlantic Tube pourrait voir le jour beaucoup plus tôt. A ses yeux, la réalisation pratique du projet est moins un problème d’argent et de technologie qu’un problème de mentalité. Elle dépend surtout de la façon dont on envisage un lien fixe entre l’Angleterre et l’Amérique.
En pratique, c’est beaucoup plus simple qu’on ne le croit, assure-t-il. Inutile de creuser un tunnel sous les fonds marins : ce serait interminable et ruineux. « Ce qu’il nous faut, c’est une ligne ferroviaire sous-marine flottante, fixée au fond de la mer par des câbles. » L’installation serait réalisée par tronçons séparés assemblés en mer, à 30 mètres de profondeur, pour éviter toute turbulence. Si l’Atlantic Tube était réalisé selon ces critères techniques, il pourrait être prêt en deux ou trois ans, soutient M. Davidson. Les trains seraient semblables en tout point au système à lévitation magnétique actuellement mis au point au Japon.
L’idée du sémillant octogénaire rappelle bien entendu le célèbre récit de Jules Verne. Mais M. Davidson ne se laisse pas intimider par les sceptiques, même s’il reconnaît que si un train supersonique déraillait et heurtait les parois du tunnel, il serait littéralement désintégré. « Ce n’est pas de la science-fiction, martèle-t-il. Cette liaison, on aurait déjà pu la réaliser il y a quatre-vingt-dix ans. On avait déjà toutes les technologies nécessaires. »
Article paru dans "Il Giornale" (Milan)
http://tchouktchouk.eu.org/presse/20.html
Bon l'article date de 2001, je ne sais pas si c'est toujours d'actualité. Ce qui est sur, c'est qu'en 2004 c'etait toujours d'actualité dans le magazine très sérieux : Géo et l'ouverture de ce tunnel pourrait etre en 2030 pour 11 ans de constructions.










